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les News d'Afrique et du Monde

L’Assassinat d’Armand Tungulu : Le Colonel Ilunga Kapeta dit ses vérités

Torturé en plein centre de Kinshasa par la garde personnelle de Joseph Kabila depuis son arrestation le 27 septembre 2010, le Bruxellois d’origine congolaise Armand Tungulu Mudiandambu, père de trois filles de nationalité belge, a été torturé puis probablement exécuté dans sa cellule au Camp Tshatshi. Son décès a été annoncé le samedi 2 octobre 2010 sur la chaîne de télévision nationale la Rtnc sous la signature du directeur du Cabinet du Procureur général de la République, lequel a allégé que les enquêtes préliminaires indiquent que monsieur Armand Tungulu Mudiandambu se serait pendu « à l'aide d'un tissu qui lui servait d'oreiller. » Dans le cadre de nos investigations en rapport avec ce décès suspect d’un Congolais de la diaspora, nous avons pu nous entretenir avec le Colonel Ilunga Kapeta lequel est un Magistrat affecté à la Maison Militaire de la Présidence de la République.

 

Celui-ci conteste à peu près toutes les déclarations de monsieur Ruffin Bosenge qui se dit « Consultant » au Conseil national de sécurité, lesquelles déclarations ont été publiées le dimanche 10 octobre 2010 par le journal en ligne congoindepedant.com (

  

 

Recèle de la dépouille  mortelle d'Armand Tungulu, la justice belge s’y mêle !

 

Nous constatons que 10 jours après l'annonce officielle du décès d'Armand Tungulu, les autorités politico-juriciaires de la République démocratique du Congo ont refusé jusqu’à présent à sa famille biologique son droit légitime de procéder à son identification formelle.  Ceci est d’autant plus vrai que la famille a fait depuis l’annonce officielle du décès d’Armand Tungulu le tour de toutes les morgues de la capitale sans pouvoir obtenir une réponse à ses préoccupations. De plus, une cousine d’Armand, en l’occurrence Madame Media, s’était rendue au Camp Tshatshi le samedi 2 octobre 2010 sur invitation de la Maison Militaire de la présidence de la République sans que les officiers militaires ne l’autorisent à voir le corps du défunt lequel se trouvait dans une pièce adjacente. Question : le gouvernement congolais avait-il peur d'une autopsie objective ou qu'une simple identification de la dépouille d'Armand Tungulu par sa famille biologique ne révèle les multiples lésions macroscopiques ou traces de services corporels?

 

Depuis l’annonce ce lundi 11 octobre 2010 de l’ordonnance rendue par le Juge belge M. Vanwelkenhuyzen mettant en demeure de l’Etat congolais de procéder au  rapatriement en Belgique de la dépouille mortelle d’Armand Tungulu endéans les 48 heures de la signification de ladite ordonnance et ce, sous peine d’une astreinte de 25.000 Eur, l’opinion sent  une certaine agitation dans le chef de la Présidence et l’ensemble du gouvernement congolais. A ce sujet, le profil bas adopté par le ministre de communication et porte parole du gouvernement M. Lambert Mende lequel est connu pour ses déclarations incendiaires anti-occidentaux et surtout anti-belges prouve à suffisance que le régime de Kinshasa a pris la vraie mesure de l’internationalisation de l’Affaire Armand Tungulu et de toutes ses implications au niveau judiciaire, politique et social. Les différents scénarios imaginés par les tenants du pouvoir, concernant un présumé complot international (ou attentat à l’aide d’un caillou) dirigé contre  Joseph Kabila, montrent bien que le régime de Kinshasa est au bout du rouleau.

 

Les délires d’un régime aux abois !

 

Dans un pays où les prisons manquent de tout, l’opinion a été scandalisée d’entendre le Parquet général déclaré qu’Armand Tungulu se serait suicidé à l’aide d’un tissu de son oreiller. Au lieu de constater simplement que la victime a été retrouvée pendue dans sa cellule, le Parquet général a d’emblée émis l’hypothèse d’un suicide sans attendre le rapport détaillé de la police scientifique comprenant une autopsie médico-légale laquelle ne requière nullement l’accord de la famille du défunt. S’agit-il d’une volonté manifeste d’orienter l’enquête vers la thèse du suicide afin de disculper Joseph Kabila et sa garde personnelle ?

 

Le ministre de l’information et porte-parole du gouvernement congolais M. Lambert Mende a reconnu le mardi 5 octobre 2010 sur la Radio RFI que  Armand Tungulu a bien été blessé à la tête par les éléments de la garde de Joseph Kabila. Toujours à ce propos, M. Mende a déclaré hier qu’un Médecin a pensé la précitée blessure infligée à Armand Tungulu. Ceci étant dit, la question est celle de savoir où et quand ledit Médecin a pu administrer les premiers soins à Armand Tungulu et, quel était l’état de santé général de son patient ? Le cas échéant, l’opinion est en droit de savoir pourquoi Armand Tungulu n’a-il pas été directement conduit à l’hôpital pour bénéficier des soins spécialisés (scanner cérébral…) vu les risques d’hémorragie cérébral consécutive à la violence des coups qu’Armand a reçus du moins sur le lieu de son interpellation ?  [

 

 

Il est étonnant de voir que M. Mende ait contredit le Procureur général de la République en déclarant que : « … Les premières constatations indiquent une mort par suicide à l’aide d’un tissu servant de nappe de fortune que l’on a trouvé à son cou. Les services compétents de la justice ont pu faire le constat. En outre, il existe des témoins des événements, notamment une dizaine d’autres détenus qui occupaient une cellule voisine à la sienne.»

Peut-être que M. Mende n’était pas lui-même convaincu par la version « risible » énoncée le samedi 2 octobre par le Procureur général de la République selon laquelle Armand Tungulu se serait suicidé à l’aide d’un tissu qui lui servait d’oreiller. Quelle cacophonie !

 

A cet égard, nous sommes en droit de nous poser les questions suivantes notamment : «  quel était la destination exacte du cortège présidentiel ? Le véhicule du cortège présidentiel, à bord du lequel Armand Tungulu a été embarqué manu militari, a-t-il poursuivi son itinéraire initial (la ferme présidentielle de Kingakati) ou a-t-il amené Armand Tungulu vers une autre destination avant de conduire celui-ci au Camp Tshatshi ? Dans l’affirmatif, est-il normal qu’un véhicule de l’escorte présidentiel change subitement d’itinéraire alors que l’effectif de la garde présidentielle commise pour son escorte est bien calculé en fonction du degré de risques sécuritaires  possibles ?  Quel était l’état de santé général d’Armand Tungulu lors qu’il a été embarqué dans le cortège présidentiel ? Qu’est ce qui s’est passé entre l’arrestation d’Armand et son décès ? Pourquoi le Parquet général n’a pas fait le nécessaire pour contraindre la famille biologique d’Armand résidant à Kinshasa de venir identifier formellement sa dépouille avant l’annonce officielle de son décès ? Pourquoi tout ce mystère autour de l’endroit où serait conservée la dépouille d’Armand Tungulu ? Quelles sont les conditions de conservation de la dépouille d’Armand Tungulu ? Pourquoi le ministre Mende a-t-il contredit le Procureur général de la République concernant la nature du tissu qui aurait servi à sa pendaison ?  Pourquoi la dizaine de détenus - témoins privilégiés - de la scène de pendaison d’Armand Tungulu (selon le ministre Mende) n’a pas fait le nécessaire pour porter assistance à la victime ? Pourquoi la garde présidentielle a-t-elle emprisonné un civil dans un Camp militaire pendant plus de 48 heures ? Finalement, une exécution extrajudiciaire d’Armand Tungulu par la garde présidentielle serait-elle l’hypothèse la plus plausible au regard de multiples contradictions que nous avons constatées dans les différentes déclarations des autorités politico-judiciaires de la RDC   et des antécédents criminels du régime Kabila ? 

 

Le Colonel Ilunga Kapeta versus Ruffin Bosenge, une distraction téléguidée ?

 

Nous avons pu nous entretenir longuement [malgré les aléas techniques]  le lundi 11 octobre 2010 avec le Colonel Ilunga Kapeta de la Maison Militaire de la Présidence de la République et ce, quelques heures seulement après la publication par le journal en ligne congoindependant.com de l’interview d’un certain monsieur Ruffin Bosenge (voir le lien supra) lequel prétend être « Consultant au Conseil national de sécurité. » Dans ladite interview M. Bosenge allègue notamment qu’il a été invité par le Colonel Ilunga Kapeta au Camp Tshasthi (nom de la garnison militaire  réservée exclusivement à la garde présidentielle) le samedi 2 octobre dans l’avant-midi afin procéder à l’identification des documents et des photos d’Armand Tungulu. Néanmoins, il (Bosenge) allègue qu’il a pu pénétrer discrètement dans la cellule où était enfermé  le  corps d’Armand Tungulu et, qu’il aurait vu la dépouille mortelle de celui-ci en position à genou avec le pantalon d’un treillis militaire autour du cou.  Il allègue ensuite que certaines parties du corps d’Armand Tungulu étaient colonisées par des acariens. De ce fait, M. Bosenge conclut que l’heure du décès remonte à 36 ou 48 heures. De plus, M. Bosenge déclare que la sœur d’Armand Tungulu madame Media était présente dans le bureau d’un certain Major Désiré lequel était le geôlier d’Armand Tungulu. Du reste, M. Bosenge fustige le régime Kabila d’une part et d’autre part, dédouane son ami John Numbi de sa responsabilité personnelle dans l’assassinat du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya et la disparition du corps de son collaborateur Fidèle Bazana. Finalement, il (M. Bosenge) se présente comme étant le sauveur de la diaspora congolaise laquelle serait menacée de mort par le Colonel Ilunga Kapeta.

 

Dans sa réplique (voir la vidéo) le Colonel Ilunga Kapeta, confirme qu’il avait invité  M. Bosenge le samedi 2 octobre au Camp Tshatshi afin de témoigner sur le passé d’Armand Tungulu à Bruxelles. Pour les restes, le Colonel Ilunga  contredit a peu près toutes les allégations faites par Ruffin Bosenge.  A ce propos, le Colonel Ilunga allègue que M. Ruffin Bosenge n’est pas un membre des services de renseignement ; il (Bosenge) n’a jamais eu accès au local où se trouvait le corps d’Armand Tungulu. De plus, le Colonel Ilunga affirme que M. Bosenge est un grand menteur et, qu’il (le Colonel Ilunga) utilisera toutes les voies de droit  pour lui régler ses comptes.  D’autre part, le Colonel Ilunga est resté curieusement très évasif à propos de l’endroit où serait conservé le corps d’Armand Tungulu depuis l’annonce officielle de son décès. De même, le Colonel Ilunga déclare ne pas être au courant du communiqué publié sur la chaîne de télévision publique Rtnc le samedi 2 octobre dans lequel le directeur du Cabinet du Procureur général de la République a annoncé officiellement le décès d’Armand Tungulu. Selon le Colonel Ilunga la famille biologique d’Armand est invitée à prendre part à l’autopsie qui devrait se faire à Kinshasa. Pour plus des détails concernant les déclarations du Colonel Ilunga, veuillez télécharger le fichier en chapeau de ce document.

 

De notre point de vue, nous observons que le témoignage fait par M. Bosenge est intéressant mais incomplet sur plusieurs point, notamment lorsqu’il allègue que certaines parties du corps d’Armand seraient colonisées par des acariens. A ce propos, M. Bosenge n’a pas précisé les parties du corps du défunt qui seraient colonisées par les acariens et, il n’a pas non plus donné la taille exacte des Acariens qu’il aurait vus. Rappelons à ce sujet que les acariens sont des arthropodes microscopiques dont la taille varie de 170 à 500 micromètre, c-à-d une taille maximale inférieure à 0,5 millimètre.  Or, M. Bosenge n’avait pas de microscope sur lui d’une part et d’autre part, il ne s’était pas éternisé dans la cellule d’Armand Tungulu de peur d’être arrêté par les éléments de la garde présidentielle. De ce fait, nous pouvons raisonnablement conclure, qu’en l’espèce, l’allégation selon laquelle certaines parties du corps du défunt seraient colonisées par les acariens n’est pas probante.  De même, la description de la position de la dépouille n’est pas claire. A ce sujet, M. Bosenge allègue que la dépouille d’Armand était en position à genou avec le pantalon d’un treillis autour du cou. Ainsi, sans autre précision, il est difficile de prendre en considération une cette dernière allégation. Toutefois, notre analyse n’exclut nullement le fait que M. Bosenge ait pu voir la dépouille d’Armand Tungulu au Camp Tshatshi.  D’un autre point de vue, en pénétrant dans le local où se trouvait la dépouille d’Armand Tungulu sans autorisation des officiers militaires de la grade présidentielle présents sur les lieux du crime, M. Bosenge n’a-t-il pas été piégé par le Colonel Ilunga ?

 

In fine, le fait que le Colonel Ilunga ait affirmé ne pas être au courant du communiqué de presse publié le 2 octobre par le Parquet général relatif à l’annonce officielle du décès d’Armand Tungulu, prouve que ce monsieur n’est pas aussi fiable que son « Consultant » M. Bosenge.  Pi, le fait qu’un Magistrat militaire (le Colonel Ilunga) assigné à la garde présidentielle se mette à « bavarder » sans réserve, peut avoir plusieurs significations notamment, que le Colonel Ilunga et ses supérieurs hiérarchiques sont aux abois. De plus, rien ne nous empêche de croire que tout ceci n’est qu’une distraction [une couverture] dont la finalité est d’introduire un «  Cheval de Troie » dans les milieux congolais de la diaspora les plus hostiles au régime Kabila.  Dans tous les cas, vu la brutalité du régime Congolais, nous exprimons des sérieuses craintes quant à la sécurité des Congolais de la diaspora. De ce fait et pour des raisons d’enquête, nous mettrons - le cas échéant- à la disposition de la justice belge la carte SIM du téléphone cellulaire qui nous a servi pour l’enregistrement notre entretien avec le Colonel Ilunga Kapeta.

 

Que conclure de la turpitude du régime Kabila ?

 

Nous sommes d’avis que l’ordonnance rendue ce lundi 11 octobre 2010 par le juge belge M. Vanwelkenhuyzen, concernant le recèle de la dépouille mortelle d’Armand Tungulu par le gouvernement congolais, fera certainement jurisprudence en faveur des futures poursuites judiciaires qui pourront être lancées à l’encontre de Joseph Kabila et les membres du gouvernement congolais surtout ceux qui possèdent la nationalité belge (ou une autre nationalité d’un pays européen.) Selon les termes de ladite ordonnance du juge belge, l’Etat congolais est mis en demeure de procéder au rapatriement en Belgique de la dépouille mortelle d’Armand Tungulu endéans les 48 heures de la signification de ladite ordonnance et ce sous peine d’une astreinte de 25.000 Euro par jour de retard.

 

En d’autres termes, le gouvernement congolais est reconnu coupable de recèle de cadavre et partant, il doit prendre en charge tous les frais relatifs au rapatriement de la dépouille d’Armand Tungulu de Kinshasa vers l’aéroport international de Zaventem. Sauf erreur de notre part, la précitée ordonnance rendue par le juge belge M. Vanwelkenhuyzen lie le Parquet général de la République démocratique du Congo de telle sorte que ce dernier ne pourrait plus  procéder à l’autopsie médico-légale du corps du défunt à Kinshasa.  A ce sujet, plus de 10 jours après le décès d’Armand Tungulu, nous pouvons affirmée que l’Etat congolais n’a pas la volonté de faire pratiquer une autopsie médico-légale de la dépouille d’Armand Tungulu pour des raisons qui nous semble évidentes. Ceci, en raison de la présence probable des traces laissées par les violents coups que la garde présidentielle a administrés à Armand Tungulu depuis son interpellation jusqu’au jour de son décès.  De ce qui précède, nous pouvons conclure que le régime Kabila est victime de ses propres turpitudes et de sa dérive totalitaire. Ainsi, le nom d’Armand Tungulu est définitivement entré dans l’histoire de l’humanité comme étant l’homme qui a réussi à mettre à genou un régime totalitaire à l’aide d’un simple petit caillou ramassé au bord de la route.

 

Attention à la « caviardisation » du résultat de l’autopsie !

 

Juste avant de boucler ce document, nous avons appris que le Parquet général de la République  a publié un communiqué datant du 12 octobre 2010 dans lequel il déclare que : « (…) malgré les efforts entrepris, aucun membre de la famille du défunt ne s’est présenté en vue d’identifier formellement le défunt, condition préalable à toute pratique d’autopsie.» A joutant que : « Aussi, le parquet général de la République demande aux membres de la famille du défunt de se faire connaître auprès de l’auditorat supérieur près la Cour militaire…ou encore auprès de l’Ambassade de la RDC à Bruxelles, en Belgique.» Et de conclut que : «(…) la dépouille de feu Tungulu Mudia Ndambu Armand sera remise à sa famille, pour les obsèques dès que le médecin légiste aura pratiqué l’autopsie.» 

 

Nous observons en liminaire que le précité communiqué de presse intervient 10 jours après l’annonce officielle du décès d’Armand Tungulu par le même Parquet générale de la République. Dans la forme, le précité communiqué n’engage que ceux qui l’ont écrit et ce, d’autant plus qu’il s’agit d’une simple invitation et  non d’une décision d’un juge. De ce fait, la famille n’est pas tenue d’y répondre. Quant au fond dudit communiqué de presse, nous faisons remarquer qu’une Cousin d’Armand Tungulu répondant au nom de Media s’était rendue au Camp Tshatshi le samedi 2 octobre 2010 sur invitation du Major « Désiré » afin d’apporter les effets personnels du défunt. Et, selon le témoignage de Ruffin  Bosenge [non contredit par le Colonel Ilunga Kapeta,] le décès a été constaté pendant que Madame Media était encore dans le bureau du Major Désiré. Malgré ce fait, les officiers de la garde présidentielle n’ont pas permis à madame Media d’identifier la dépouille de son cousin Armand Tungulu. D’autre part, à l’annonce du décès d’Armand Tungulu, sa famille biologique a cherché sans relâche le corps du défunt dans toutes les morgues que compte la ville province de Kinshasa, sans succès. De ce fait, l’argument selon lequel la famille du défunt n’aurait pas fait l’effort d’aller identifier le corps du défunt est dénué de tout fondement.

 

Au finale, cette soudaine volonté de faire identifier le corps du défunt par sa famille biologique afin de pratiquer l’autopsie plus de 10 jours après la date officielle du décès, renforce notre opinion selon laquelle l’agitation que nous observons dans l’attitude des autorité de Kinshasa résulterait de l’annonce de l’ordonnance rendue le lundi 11 octobre par le juge belge, la quelle ordonnance met en demeure l’Etat congolais de rapatrier la dépouille d’Armand Tungulu sous peine d’une astreinte de 25.000 Euro par jour de retard et ce, endéans les 48 heures de la signification de la dite ordonnance.  De ce qui précède, la famille doit s’en tenir strictement aux prescrits de l’ordonnance du juge belge et partant, ne doit pas céder aux intimidations qu’elle reçoit de la part du régime Kabila. Ainsi, dans le cadre de la plainte introduite par la veuve d’Armand Tungulu, la justice belge pourrait ordonner une autopsie médico-légale laquelle serait réalisée par des experts neutres de réputation mondiale et ce, dans des conditions techniques optimales et incontestables. En conséquence, une copie du rapport de ladite autopsie réalisée en Belgique devrait être transmis aux autorités congolaises aux fins qu’ils puissent boucler leur enquête relative au « présumé » décès d’Armand Tungulu dans sa cellule.

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